Vivien Pic sera présent du 24 avril au 26 avril 2020 avec une conférence le samedi 24 avril.

FRIPON, le nouvel observatoire pour traquer les météores.

Détecter les bolides qui traversent le ciel pour retrouver les potentielles météorites immédiatement après leur chute sur terre. C’est l’objectif du réseau de surveillance du ciel FRIPON, acronyme de Fireball Recovery and Inter Planetary Observation Network- [Réseau de recherche de bolides et de matière interplanétaire] officiellement lancé ce mardi à l’initiative de l’Observatoire de Paris, du Muséum national d’Histoire naturelle, de l’Université Paris-Sud, d’Aix-Marseille Université et du CNRS..

Des caméras connectées 24h/24 Le constat de départ du projet est simple : « Nous savons qu’une dizaine de météorites tombent chaque année en France, malheureusement elles sont quasi toutes perdues. Au XIXème siècle on en retrouvait une tous les deux ans contre seulement une tous les 10 ans au XXe et au début du XXIe. Ceci ré́sulte de l’évolution des modes de vie : les chutes n’ont plus de témoins ».

De l’origine à l’impact des météores Le réseau FRIPON permettra « de détecter en temps réel, les objets sous plusieurs angles et ainsi de calculer leurs trajectoires en 3D, leur vitesse et leur point d’impact éventuel avec une précision de l’ordre de quelques centaines de mètres », précise dans un communiqué François Colas, astronome, responsable du projet FRIPON à l’Observatoire de Paris, au sein de l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides. Mais aussi de « déterminer avec précision l’orbite de chaque bolide (météore) ; une orbite précise nous donnera des contraintes fortes sur la région source du bolide ».

Pour les chercheurs l’enjeu est donc double : découvrir d’où viennent les météorites pour déterminer l’origine et le flux de matière extraterrestre sur Terre mais aussi collecter sur le terrain ce matériau brut en provenance de l’espace. Deux « sources d’information d’une valeur inestimable sur la composition du Système solaire ».

Pour mener les recherches de débris sur le terrain, le dispositif FRIPON comptera sur le soutien des « bénévoles chercheurs » à travers le programme de science participative réseau Vigie-Ciel, piloté par le Muséum national d’Histoire naturelle..